Posez la question en interrogeant les passants.
Le plus souvent, on vous répondra, soit «c’est un professionnel libéral dont on peut se fier», soit «il gagne beaucoup d’argent».
En écoutant l’opinion publique, on perçoit deux éléments essentiels du rôle du notaire, que l’on distingue déjà bien que dans un rôle mineur, lorsque, dans une émission télévisée, le notaire est là pour assurer que tout se passe correctement et que personne ne triche.
Le premier est la confiance, qui s’appuie sur l’impartialité du notaire (toutes les parties du contrat sont protégées), sur sa préparation juridique et fiscale de haut niveau (à la suite du concours le plus sévère qui soit), sur sa qualité d’officier public (qui fait de lui le garant de la véracité et de la légalité des actes).
Le second consiste en l’exercice de ses fonctions non pas comme fonctionnaire de l’Etat, mais dans le cadre d’une profession libérale, ce qui, face à tout autant d’efficience et de fiabilité, procure de bonnes rétributions. La rapidité de préparation des actes et des formalités, la résolution des problèmes techniques en peu de temps, la transmission des actes par la voie télématique aux registres publics, sont le fruit d’investissements considérables en personnels et en outils informatiques, et constituent une garantie de sécurité et d’efficience pour le citoyen.
Les notaires, outre les successions dont ils sont sans doute les meilleurs experts, sont engagés dans deux domaines essentiels: celui de la circulation des biens immobiliers (logements, bureaux, terrains, hangars, des biens essentiels pour les individus et pour les entrepreneurs) et celui des passages les plus importants de l’activité des sociétés.
Dans les deux cas, le recours au notaire est imposé par la loi, pour assurer des contrats et des procès-verbaux irréprochables et faire en sorte que l’autonomie privée ne dépasse pas les limites de légalité fixées par les lois.
Etant donné que l’intervention du notaire est obligatoire, les tarifs sont fixés par l’Etat, tout à l’avantage du citoyen. Il est aisé de le constater : le transfert d’un logement (pour lequel le notaire garantit aux clients que ce dernier est libre d’hypothèques et d’autres obligations) comporte des honoraires de notaire qui s’élèvent habituellement à la moitié du tarif des avocats pour l’assistance dans une affaire similaire, et à un sixième de ce que perçoit un intermédiaire immobilier.
En outre, peu de gens savent que le notariat italien a été la première catégorie professionnelle à stipuler avec la LLoyd’s de Londres une assurance couvrant tous ses composants. Cela signifie que le citoyen qui s’adresse au notaire a la certitude d’être entièrement protégé, même en cas d’erreur.
Le nombre de notaires programmé sur le territoire national (les notaires sont en nombre limité en raison de la fonction publique qu’ils exercent, et ils sont rattachés à leur siège d’assignation, comme les juges, afin d’ assurer sur tout le territoire, même dans les aires les plus reculées, toute l’assistance nécessaire) est synonyme de qualité, puisque les notaires accède à leur profession au terme d‘études extrêmement rigoureuses et qu’ils sont classés parmi les opérateurs du droit les plus qualifiés, chargés des plus hautes responsabilités.
A noter que les femmes qui remportent les concours donnant accès à la profession - et actuellement proclamés annuellement - sont désormais aussi nombreuses que les hommes; et que uniquement 17,5% des notaires italiens (pourcentage le plus faible sur l’ensemble du panorama des professions libérales) ont des parents qui exercent la même profession.